Transformation !

Des vidéos « Male to female transformation », j’en ai regardé des centaines. Voire des milliers. Et à chaque fois, j’ai toujours été impressionné par la capacité qu’ont de simples hommes à devenir des nanas à l’instant où ils enfilent une perruque, grâce au maquillage parfaitement réalisé qui ne donne pas grand chose à leur visage de mec mais qui, une fois les bons cheveux sur la tête, donne tout son sens à l’illusion. Et j’ai toujours été jaloux, parce que moi j’arrive pas à faire ça. En fait je ne sais pas vraiment trop me maquiller. Dès que j’essaie de reproduire un style vu sur une quelconque vidéo « makeup tutorial », je n’arrive pas au dixième de l’éclat du résultat. J’en veux pour preuve le bleu sur cette vidéo, où j’en utilise quand même deux ou trois teintes pour faire un semblant de dégradé mais rien n’y fait, c’est juste une grosse tache bleue en guise de fard à paupière.

Alors après, je me décourage pas pour autant. Ce genre de vidéos manquait quand même à ma chaîne. Bon, il faut déjà avoir les couilles de montrer sa tête de mec mais je l’ai toujours dit, le jour où mes proches tomberont sur cette vidéo c’est bien qu’ils auront tapé sur Google « vidéo travesti ». Donc, transformation. De moi en… moi avec des cheveux plus longs. Parce que la vidéo ne me fait pas vraiment honneur et je me trouve assez moche. J’en ferai sûrement d’autres histoire de montrer que je sais ressembler à quelque chose !

Si vous trouvez que c’est super mal cadré à la fin, dites-vous juste que c’est parce que la pièce est petite et que mon mètre quatre-vingt-trois plus des talons, ben ça rentre pas dans le cadre même au recul maximum des deux côtés. Pièces minuscules, éclairage daubesque : une chose est sûre, j’ai pas acheté cette maison en pensant à Amandyne.

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Lien Youtube : http://youtu.be/SS6oqZ6qR9E

Photos décembre 2013 (1)

Si on oublie la session photo d’été pas bien géniale, je n’avais pas sorti Amandyne depuis mars ! Quasiment dix mois sans prendre du temps pour me maquiller et prendre des photos – et m’amuser, accessoirement – c’est presque le plus long que j’ai fait depuis que j’ai commencé à m’habiller en nana il y a… ouch, quasiment 8 ans. Mais bon, la régularité n’a jamais été mon fort.

Au menu aujourd’hui : une « belle » robe pour fêter le million de vues (achetée £5 sur justfor5pounds.com), des fringues casual parce que y’a pas que les décolletés dans la vie, et enfin une « belle » robe hyper décolletée parce que dans la vie, en fait y’a vraiment que les décolletés qui comptent. D’ailleurs, tous les vêtements du jour proviennent de ce même site anglais, sauf pour les chaussures puisque ces enfoirés s’arrêtent bien entendu au 41.

Les limites d’Amandyne

Histoire d’imiter Nina et Fuijeda qui ont récemment fait un article sur les limites (dans le sens « finalité ») de leur travestissement, je vais aussi parler de là où je pense que ça me mènera. Mais je vous invite à lire les deux autres articles aussi si ce n’est pas déjà fait, parce qu’ils seront certainement plus intéressants que le mien.

Je suis certain que ça vous rappelle des souvenirs à la con.

Cela fait plus de sept ans maintenant que je me travestis plus ou moins régulièrement. Ca peut paraître peu à l’échelle d’une vie, mais c’est en fait assez énorme. Il suffit de regarder les deux patrons de XXY, Emilie et Nina, et se dire que ça ne fait que deux-trois ans qu’ils sont là-dedans, pour prendre un coup de vieux.
Mais ce n’est pas que par comparaison aux « nouveaux » que ces sept ans sont énormes. C’est surtout parce que la finalité du travesti est souvent la transsexualité, et que la question se pose (et se règle) souvent plus vite que ça. Je ne vais pas refaire référence à Aubrey Frost (oups, perdu), mais je vais plutôt parler Jem Paris. Ce travelo qui a été mon idole pendant pas mal de temps (mais sur qui je n’ai pas encore fait d’article parce que je ne retrouve pas assez de photos), très actif sur Youtube et Myspace, a depuis entamé une transition et disparu du net. Je n’ai plus aucun contact avec elle, mais j’imagine que c’est désormais une jolie fille qui fait sa vie tranquillement.
Une autre finalité est tout simplement de raccrocher la perruque et laisser tomber son alter-ego. Ca s’est vu, mais ça ne marche en général pas très bien. Les quelques travestis qui ont déclaré vouloir tout arrêter sont revenus quelques temps après, bien conscients que l’appel du soutien-gorge est plus fort que tout.

Il y a donc trois finalités au travestissement :
– Traitement hormonal pour se travestir encore plus efficacement et, à terme, ne plus se travestir puisque l’on est devenu une fille. Nina en a très bien parlé dans son article.
– Tout arrêter, pour diverses raisons : vie familiale ou professionnelle trop prenante, conjoint hostile, ou lassitude. J’ai eu la chance de lire assez de témoignages de travestis démissionnaires pour ne pas faire la bêtise de jeter toutes mes affaires le jour où j’avais arrêté (c’était au tout début, bien avant d’adopter Amandyne). D’ailleurs, je vous le redis : ne jetez rien si vous comptez arrêter de vous travestir, puisque vous y reviendrez forcément un jour, c’est inévitable. NON, OUBLIEZ CA. Je la refais : ne jetez pas vos vêtements ou votre maquillage, mais envoyez-moi vos perruques.
– Ou alors tout bêtement ne rien changer, et continuer avec ses perruques et ses épilations.

Transitionner ? Oh, j’y ai déjà pensé. Avant de me travestir, en fait. J’aurais toujours préféré être une fille. Pas que je déteste être un homme, ça a plein d’avantages. Mais avoir le pouvoir de charmer 50% de la population mondiale, de m’habiller comme je veux avec des milliers de formes, de motifs et de couleurs, de donner la vie (et avoir un lien unique avec ses enfants), et avoir le rôle facile pour le sexe, ben pour moi ça vaut grave le coup. Du coup, si j’étais célibataire et qu’une fée me proposait de changer ma vie pour avoir celle d’une femme, je dirais oui sans aucune hésitation.
Si la transition ne m’a jamais réellement intéressé, c’est tout d’abord parce que l’on ne peut plus enfanter. Ni en tant que femme, ni en tant qu’homme non plus. Ce qui est totalement impensable pour moi, dont le seul but dans la vie est de fonder une famille à partir de mon code génétique. Ensuite, il y a la prise régulière d’hormones. Trop régulière pour que j’arrive à m’y tenir sans faute. Et enfin, l’inefficacité certaine du résultat : je suis trop grand, j’ai les épaules trop larges, et j’aurais eu beaucoup trop de poils à faire disparaître. En plus, mes cheveux pousseraient en afro plutôt qu’en belle crinière le long du dos. Alors non, la transition très peu pour moi.
Et là, la Julie Mazens en vous pense tout de suite : « mais quand tu l’auras fondée ta famille, vers les 40 et quelques années, tu pourras reconsidérer la transition ! ». Ce qui n’est pas bête. Mais à cet âge-là, les avantages des femmes dont je parle au-dessus sont carrément amoindris.. et je pense que  les hommes vieillissent beaucoup mieux.
J’ai commencé à me travestir alors que j’étais déjà en couple, mon plan ultime de fondation de famille étant donc déjà amorcé. Il n’a jamais été question de transition depuis, et la question ne se reposera pas avant que ma vie de famille ne me le permette… et à ce moment là, je ne trouverai certainement plus aucun avantage à être une femme plutôt qu’un homme. Conclusion : la transition, c’était à 15 ans (avant de songer à fonder une famille) ou jamais ! Et ce sera sans aucun regret.

Il ne me reste donc plus que deux possibilités. Continuer toute ma vie à me travestir, ou arrêter au bout d’un moment. Honnêtement, je pense que je finirai quand même par arrêter le jour où je ne me trouverai plus jolie dans le miroir une fois maquillé et fringué. Ca commence d’ailleurs à être le cas, puisque j’ai de plus en plus de mal à cacher ma barbe. L’illusion fonctionne moins bien qu’avant, et je sens le début de la fin. Et puisque je me travestis uniquement pour avoir un joli modèle sur les photos, le jour où je n’aurai plus rien de joli à prendre en photo je n’aurai plus qu’à arrêter. Ou alors prendre d’autres travestis en photo, ça s’est vu.
Mais suis-je encore un travesti ? Et l’ai-je vraiment été ? Je ne me retrouve chez absolument personne, et ça m’ennuie. Je suis à 100% dans la catégorie des travestis de salon : je ne suis jamais sorti de chez moi en fille (en sept ans !), et n’ai pas l’intention de le faire à moins d’un meeting XXY.fr. Cependant, les travestis de salon répondent normalement à un fantasme, ou au moins à une pulsion, et se fringuent en nana pour leur satisfaction. Ce n’est pas mon cas. Ou plutôt, ce n’est plus mon cas.
Il y a une forte demande de photos de travestis sur le net. Flickr est là pour le prouver. Depuis la naissance d’Amandyne en 2008, j’ai senti que je pouvais faire partie de ces personnes qui fournissent du nouveau contenu, et avoir ma place au panthéon des travelos. Je ne me suis pas trompé, et je croise souvent Amandyne dans les collection des photos des travestis préférés des admirers. Depuis, je ne sors Amandyne que pour ça : fournir du nouveau contenu. Je ne me travestis plus pour moi, ni pour un public particulier (comme c’était sur le cas sur Myspace, où mes photos étaient commentées par des gens intéressants, Fuijeda en tête), mais juste histoire de distiller mon image dans le web. Une fois mes photos prises, je me démaquille immédiatement et je retourne à mon quotidien, fait de vie de couple et de jeux vidéo. Et quand je vois Amandyne, je ne me vois pas moi. Je vois un personnage que j’ai créé, comme si je faisais de la bande dessinée. En fait, je ne ressens pas de plaisir à porter des fringues de fille. Je ne prends de plaisir qu’à voir le résultat dans le miroir, en me disant que ça fera des photos chouettes. Et c’est pour ça que je me dis que j’ai de bonnes chances de pouvoir arrêter un jour : quand le miroir me renverra une image plus du tout photogénique, je n’aurai plus de raisons d’enfiler une perruque à nouveau. Mais je vous rassure, j’ai encore de la marge !

Photos août 2013

Bon, après l’épilation je me suis dit que ce serait quand même con d’en profiter. Je pars demain en vacances, et je suis dépoilu pour aller me balader en short à l’autre bout du monde sans montrer mes mollets d’ours, mais avant ça… ben j’avais le temps aujourd’hui. Une chose est sure, la chaleur c’est définitivement la mort du travelo. Trop chaud dans mes vêtements, trop chaud dans ma perruque. Même pas besoin de me démaquiller après, vu que tout a déjà coulé à cause de la transpiration. Du coup, à peine fringué j’avais déjà envie d’en finir. Deux heures chrono pour maquillage, photos et démaquillage. Je n’ai pas fait grand chose, mais y’a deux-trois trucs pas dégueu.

Enjoy l’Amandyne estivale.

Et comme tous les étés…

… j’ai vraiment pas envie de me travestir ! La chaleur tue le travelo. Enfin, pas tous les travelos. Mais si comme moi votre plus grosse perte de temps pendant le maquillage est causée par les vingt-neuf couches de fond de teint, vous saurez de quoi je parle. Ceci dit, je retourne dans mes photos et me rends compte que je me suis travesti au moins deux fois pendant les étés 2012, 2011, 2010 et 2009… alors bon, c’est un peu n’importe quoi comme excuse. C’était peut-être des jours où la chaleur était plus clémente.

Déjà, faut que j’aille chez l’esthéticienne. Le rendez-vous est prévu, j’y vais à la fin du mois. Mais ça ne m’enchante pas plus que ça, puisque je n’y suis pas allé depuis fin décembre (j’avais juste fait un épilation vite-fait aux bandes froides en février). C’est vous dire si je suis velu, et ça va faire mal quand je vais y passer. Après, en théorie, c’est bon pour me travestir. Sauf que non, j’aurai pas le temps ! Ensuite je pars en vacances, et quand je reviendrai… ben les poils auront repoussé. Et j’aurai la flemme de retourner chez l’esthéticienne. Et ce sera le retour de X mois sans Amandyne.

Tout ça pour une question de poils en fait. Si c’est pas triste.

Retro Amandyne #6 (Avril 2008)

Puisque je n’ai plus de nouvelles photos à proposer, je continue mes Retro Amandyne où je revisite mes vieilles sessions travelo. Il s’agit aujourd’hui d’une des premières et dernières fois que j’ai mis les pieds dehors. En tous cas, qu’est-ce qu’elle m’allait fichtrement bien cette perruque !